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L'Atelier de Jojo

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la fontaine

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Jean de La Fontaine passe ses premières années à Château-Thierry

 dans l'hôtel particulier que ses parents,

Charles de La Fontaine, Maître des Eaux et Forêts et Capitaine des Chasses du duché de Château-Thierry, et Françoise Pidoux de la Maduère, fille du bailli de Coulommiers

, ont acheté en 1617 au moment de leur mariage.

Le poète gardera cette maison jusqu'en 1676. Classée monument historique en 1887, la demeure du fabuliste abrite aujourd’hui le musée Jean de La Fontaine

Entre temps, en 1647

, son père lui organise un mariage de complaisance avec Marie Héricart, à la Ferté-Milon. Marie Héricart est la fille de Louis Héricart, lieutenant civil et criminel du bailliage de La Ferté-Milon, et d’Agnès Petit.

Le contrat de mariage est signé dans cette bourgade proche de Château-Thierry le 10 novembre 1647

, chez le notaire Thierry François.

Il est alors âgé de 26 ans et elle de 14 ans et demi.

Elle lui donne un fils, Charles. Il se lasse très vite de son épouse qu’il délaisse, voici ce qu'en dit Tallemant des Réaux dans ses Historiettes

 : « Sa femme dit qu'il resve tellement qu'il est quelque fois trois semaines sans croire estre marié . C'est une coquette qui s'est assez mal gouvernée depuis quelque temps : il ne s'en tourmente point. On luy dit : mais un tel cajolle vostre femmes - Ma foy ! répond-il qu'il fasse ce qu'il pourra; je ne m'en soucie point. Il s'en lassera comme j'ay fait. Cette indiférence a fait enrager cette femme, elle seiche de chagrin

Jean de La Fontaine (né le  à Château-Thierry,

et mort le  à Paris)

est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables

 et dans une moindre mesure ses contes licencieux.

On lui doit également des poèmes divers, des pièces de théâtre

et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.

 

 

Quelques vers de Jean de La Fontaine devenus proverbes

 

 
  • Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. (Le Corbeau et le Renard, l, 2)

  •  

  • La raison du plus fort est toujours la meilleure. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)

  •  

  • Si ce n’est toi, c'est donc ton frère. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)

  • Plutôt souffrir que mourir, c’est la devise des hommes. (La Mort et le Bûcheron, l, 16)

  • Garde toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. (Le Cochet, le Chat et le Souriceau, l, 41)

  • Je plie et ne romps pas. (Le Chêne et le Roseau, l, 22)

  • Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. (Le Lion et le Rat, II, 11)

  • Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. (Le Lion et le Rat, II, 11)

  • Est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père. (Le Meunier, son Fils et l’Âne, III, 1)

  • Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. (Le Renard et les Raisins, III, 11)

  • La méfiance est mère de la sûreté. (Le Chat et un vieux Rat, III, 18)

  • Petit poisson deviendra grand. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)

  • Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l’auras. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)

  • Le travail est un trésor. (Le Laboureur et ses Enfants, V, 9)

  • Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. (Le Lièvre et la Tortue, VI, 10)

  • Aide-toi, le Ciel t’aidera. (Le Chartier embourbé, VI, 18)

  • Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Les Animaux malades de la peste, VII, 1)

  • Tel est pris qui croyait prendre. (Le Rat et l'Huître, VIII, 9)

  • Amour, Amour, quand tu nous tiens / On peut bien dire: Adieu prudence. (Le Lion amoureux, IV, 1)

  • Mais les ouvrages les plus courts sont toujours les meilleurs… (Discours à M. le duc de La Rochefoucauld, X, 14)

  • Que de tout inconnu le sage se méfie. (Le Renard, le Loup et le Cheval)

  • Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours / Qu’on ne l’ait mis par terre (L'Ours et les deux Compagnons, V, 20)

  • Qu’on me rende impotent, cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu’en somme je vive, c’est assez, je suis plus que content. "Ne viens jamais, ô Mort; on t’en dit tout autant." (La Mort et Le Malheureux, I, 15)

  • Les délicats sont malheureux : rien ne sauroit les satisfaire. (Contre Ceux Qui On Le Goût Difficile, II, 1)

  • Si Dieu m’avait fait naître propre à tirer marrons du feu, certes marrons verraient beau jeu. (Le Singe et le Chat, IX, 

  •  

    maiſtre Corbeau ſur un arbre perché,
    Tenoit en ſon bec un fromage.
    Maiſtre Renard par l’odeur alleché
      Luy tint à peu prés ce langage :
      Et bon jour, Monſieur du Corbeau.

    Que vous eſtes joly ! que vous me ſemblez beau !
        Sans mentir, ſi voſtre ramage
        Se rapporte à voſtre plumage,
    Vous eſtes le Phenix des hoſtes de ces bois.
    A ces mots le Corbeau ne ſe ſent pas de joye :
        Et pour monſtrer ſa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laiſſe tomber ſa proye.
    Le Renard s’en ſaiſit, & dit : Mon bon Monſieur,
        Apprenez que tout flateur
        Vit aux dépens de celuy qui l’écoute.
    Cette leçon vaut bien un fromage ſans doute.
        Le Corbeau honteux & confus
    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendroit plus.