Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Atelier de Jojo

HIER BALLADE A LA MER ET ENSUITE

28 Mai 2017, 04:09am

Publié par Jojo

KERHINET SUPER VILLAGE AU TOITS DE CHAUME

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IL EXISTAIT DEUX CATEGORIES DE LESSIVE TOUS LES JOURS LE LINGE DES PERSONNES ET LA GRANDE LESSIVE TROIS FOIS PAR AN

 

LES TOILES ETAIENT DISPOSEES 

 

 

 

(La buée est l'ancien nom de la lessive traditionnelle jusqu'au début du xxe siècle qui voit la disparition de ce mode de lavage du linge avec le développement de la lessiveuse en fer.)

 

 

 

 

La buée signifie la lessive. Jusqu'au début du xxe siècle, faire la lessive se disait « faire la buée » ou « faire la bue », termes à l'origine de l'étymologie de buanderie et de buerie. La "grande buée" était un jour de l'année où les habitants d'un même village lavaient tous leurs draps

 

Il s'agissait de la grande lessive de l'année du linge de maison (rudes draps de lin

) et des vêtements

(chemises en chanvre, bonnets de nuit, blouses, tabliers, etc.).

Cela se passait une, deux ou trois fois par an,

au printemps (préparation du linge pour les fêtes de métier organisées lors de la semaine sainte),

en été avant la moisson ou après la fenaison pour profiter de la belle saison,

voire en automne.

Selon l’aisance de la famille, il y avait soit une bonne réserve de linge, soit peu de changements. Il s'agissait d'un travail collectif assuré par les femmes,

car les familles ne possédaient pas toutes le grand chaudron de fonte posé sur quatre pieds.

Les voisines s'entraidaient à cette occasion où les familles plus aisées faisaient appel à une lavandière professionnelle.

 

Les séances de travail duraient plusieurs jours,

généralement trois appelés « Purgatoire », « Enfer » et « Paradis ».

Le premier jour nommé « Purgatoire » avait lieu le trempage 

: le linge était mis à tremper dans des cuviers en terre ou grands baquets de bois cerclés de fer

(demi-fûts remplis d'eau un mois avant pour faire gonfler le bois).

Les pièces de linge de la famille y étaient disposées en couche sur lesquelles on versait de l'eau froide.

Une fois rempli, le cuvier était recouvert d'un drap appelé « cendrier »

car sur ce tissu de grosse toile était répandu un lit épais de cendres d’ajonc ou de bois tendre (les cendres de bois dur tachant le linge)

qui faisaient office de savon grâce à leur richesse en carbonate de potassium

 Le lendemain, une femme procédait au « coulage » en arrosant le cendrier avec de l’eau bouillante,

parfois parfumée avec des plantes aromatiques (lavande, thym, ortie, laurier selon les régions

). L'eau s'écoulait par la bonde au fond du cuvier,

était réchauffée pour être à nouveau coulée.

Ce jour était appelé « l’Enfer » à cause des vapeurs qui se dégageaient du linge bouilli une bonne demi-journée et remué de temps à autre à l'aide d'un grand pieu solide.

Le troisième jour, le linge refroidi et alourdi était mis à cheval sur le pieu puis chargé dans des panières,

hottes ou bassines sur brouette.

Il était conduit à un étang,

une source d'eau courante

ou au lavoir

 pour y être battu (le battoir permettait d'extraire le maximum d'eau de lessive), rincé et essoré. Le linge retrouvait sa pureté originelle, d'où le nom de « Paradis » donné à cette journée.

LES LAVOIRS ONT ETE ABANDONNES DANS LES ANNEES 1950  1960 AVEC LA GENERAISATION DE L EAU COURANTE ET MACHINES A LAVER

 

 

BONNE JOURNEE ET BON DIMANCHE A TOUTES LES MAMANS DU MONDE

 

 

 

Commenter cet article