Ils faisaient déjà
Dans le recyclage et j ai connu tout ça.
Nos grands-parents avaient le don de donner une deuxième vie à tout. Pas par choix, mais par nécessité, par sagesse, par habitude. Rien n’était gaspillé, tout trouvait un nouvel usage, une nouvelle valeur.
Un vieux drap troué devenait un torchon pour la cuisine. Les chemises usées étaient découpées en morceaux pour raccommoder d’autres vêtements.
Les boutons, eux, étaient soigneusement rangés dans une boîte métallique pour un jour « au cas où ». Et les chaussettes trouées ? Elles se transformaient en chiffons pour faire briller les meubles.
Les boutons, eux, étaient soigneusement rangés dans une boîte métallique pour un jour « au cas où ». Et les chaussettes trouées ? Elles se transformaient en chiffons pour faire briller les meubles.
Dans leurs cuisines, il n’y avait pas de restes.
Le pain durci devenait de la chapelure, les légumes flétris finissaient dans une soupe, et même les épluchures trouvaient leur place dans le compost ou dans la mangeoire des poules.
Rien ne se perdait, tout était transformé.
Le dimanche, ils s’installaient sur une chaise près de la fenêtre, une aiguille dans une main,
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une chemise à recoudre dans l’autre.
Pendant ce temps, les enfants jouaient à côté, parfois avec des jouets faits maison :
un bout de bois devenait une épée, une boîte en fer-blanc, une voiture.
Et quand un jouet se cassait, on le réparait ensemble, avec patience, avec amour.
Les hivers étaient rudes, mais leurs mains aussi.
Elles tricotaient des écharpes, reprisaient des pulls,
Elles tricotaient des écharpes, reprisaient des pulls,
raccommodaient des gants pour que personne n’ait froid.
Et si leurs mains étaient abîmées, crevassées par le froid, elles savaient encore caresser une joue avec douceur ou essuyer les larmes d’un enfant en murmurant : « Tout va bien aller. »
Ils ne connaissaient pas le mot « recyclage », mais ils en vivaient l’essence.
Ce n’était pas une mode, c’était un mode de vie.
Ce n’était pas une mode, c’était un mode de vie.
C’était leur manière de respecter ce qu’ils avaient, de tirer le meilleur de ce qu’ils possédaient.
Aujourd’hui, nous jetons à la première déchirure, au premier accroc.
Nous remplaçons tout, vite, sans réfléchir.
Une machine casse ? On en achète une autre.
Un vêtement s’abîme ? On en commande un neuf.
Et avec ces habitudes, on a aussi appris à remplacer des relations, des souvenirs, des sentiments.
Mais peut-être devrions-nous nous arrêter un instant.
Se rappeler que tout ne doit pas être jeté.
Se rappeler que tout ne doit pas être jeté.
Qu’un objet réparé a une histoire. Qu’un amour qu’on prend le temps de recoudre est encore plus fort.
Que dans chaque fissure, dans chaque usure, il y a une leçon, une beauté.
Nos grands-parents nous ont appris que la richesse ne vient pas de ce qu’on possède,
mais de ce qu’on préserve. Et si on s’en souvenait un peu plus, peut-être que nos mains sauraient encore raccommoder ce qui compte vraiment.
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